Premiers tests de la Scalecolor de chez Scale75

Salut les forgeux à poils de martre !

Il est temps, parlons un peu de la Scale75 : « la peinture qu’elle est bien sur Youtube ».
Pour ceux qui seraient tentés, on peut la trouver aisément chez Green Stuff World ou directement via le site web de la marque https://scale75.com/. Je précise, comme d’usage, qu’il n’y aucun lien entre scale75, G.S.World et la Forge Ludique. II s’agit juste de pots achetés avec amour et curiosité. Tout ce qui suit n’est donc que mon ressenti personnel, sans aucun à priori.

Il existe deux gammes totalement différentes chez scale75 : la Scalecolor et la Scale Games. Le positionnement de ces deux gammes est le même que celui de la PA Classic par rapport à la PA Games : d’un coté des couleurs réalistes voire historiques, de l’autre des couleurs plus fantasy (qu’elles sont bien pour peindre des orks en vert fluo ou des Space Marines  en orange). Attention, ces deux gammes ne semblent pas du tout utiliser les mêmes médiums et je les crois très différentes. Nous n’allons traiter ici que de la Scalecolor. Les produits de ces gammes étant espagnols, je suppose que Vallejo en est le fabriquant. Cependant, nous avons là des peintures vraiment différentes et donc qui valent le coup de s’y attarder.

Comme d’usage partons avec une figurine que j’ai sous-couchée à la polyuréthane et à l’aérographe : un vague zénithal. (Je mets les images sur imgbb, cliquez dessus pour les avoir en version nette).

Je vais tester les références Scale75 SC-57 « Petroleum Gray » & Scale75 SC-35 « Deep Red ».

Commençons par le Deep Red. La photo suivante est très intéressante. Regardez-la en grande résolution.

Comme on le voit la peinture est super fine, vraiment super fine, passée au pinceau elle rivalise avec un aérographe. Elle est très transparente, incroyablement mate même coupée au Klir (j’y reviendrai). Même sans l’avoir fortement diluée elle ne couvre même pas la sous-couche. Regardez comme elle laisse bien apparaître le noir de sous-couche en bas du pagne et comment on voit encore au travers les crachotis de blanc de mon aérographe. Bref clairement, ce n’est pas une peinture qui se passe en une couche.

Continuons. (Observez, là aussi, en grande résolution).


Après avoir passé au moins 3 ou 4 couches de rouge, ça commence à prendre un peu la couleur. Bon, j’aurais aimé obtenir un ton plus profond pour cette couleur. Elle se nomme deep red, je ne la vois pas si deep et pas si red . Notez que la balance des couleurs est juste sur cette photo. Je m’essaie aussi « Petroleum Gray » que je vois plutôt comme un marron désaturé qu’un gris. Je m’attendais à quelque chose de plus gris en regardant le pot. Observez comme c’est mat…L’épaulière sur la droite de la photo en est le bon exemple. On y retrouve un quelque chose de la Pebeo/Rackham… Et ce n’est pas facile à manipuler et ça ne pardonne absolument rien sur la régularité des couches.

NB : Il faut que je vous parle de la texture de la peinture elle-même. Je ne peux pas le montrer en photo et c’est pourtant le point le plus important de cette peinture. Elle est très élastique et à séchage quelque peu plus lent que nos peintures usuelles. Lorsque l’on dépose de la peinture sur la figurine, on peut continuer à la déplacer vraiment en la poussant ou en la tirant. Un peu comme si il y avait un max de Klir dedans et un retardateur acrylique. Elle semble comme un peu huileuse. Elle ne perd absolument pas en cohérence et pour soigner un dégradé ça doit être un pied absolu. Je pense d’ailleurs qu’on ne pose pas vraiment d’aplats avec cette peinture, on commence directement à jouer avec sa transparence et à la pousser où nécessaire.
Pour la fluidité, on est entre de la PA Classic et de la PA Air : bien fluide mais pas complètement liquide. Elle doit bien passer à l’aérographe.

Petit revers, sur la photo ci-dessus, je n’ai pas attendu assez que la peinture sèche sur l’épaule droite de la figurine où j’en avais poussée un peu pour marquer le creux de l’épaule et éclaircir par contraste le pectoral. Elle était, à cet endroit, un poil plus épaisse. Du coup, au passage suivant du pinceau, la peinture s’est arrachée créant une auréole très moche. Repasser par dessus n’effacera pas les dégâts précédents comme vous pouvez le voir.

A cet instant arrive un grand drame. Comment travailler quelque chose d’aussi mat quand toute votre peinture est satinée ? Et bien ça passe super mal et je pense que malheureusement, soit il faut posséder une grosse base de couleurs scale75, soit on est bien embêté (un tout ou rien)…Regardez le pagne sur la photo ci-après, le orange satiné passe bien mal sur le rouge mat.

Je vais tout de même finir cette figurine avec de la PA Classic et un peu de vernis et donc j’obtiendrai la photo ci-après. Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas pu corriger l’épaule, ni beaucoup réduire le coté mat, ceci malgré quelques lavis et du vernis satiné. Attention, tout de même, la photo étant très zoomée, dans la réalité ces défauts et les autres deviennent « presque » invisibles à l’œil nu. Il me manque un peu de bleus et un peu de rouges sur cette photo, le réglage n’était pas parfait. La peau est d’un gris beaucoup plus bleuté qui contraste bien mieux avec le marron gris de l’armure.

Premières conclusions :

Pros :
– Une peinture super super fine,
– Qui se dilue à l’infini tout en gardant une cohérence incroyable,
– Une texture qui permet pleinement de la pousser/ de la tirer où on veut. Ça sent bon les dégradés magnifiques et la peinture de concours.

Cons :
– Elle demande de l’expérience et ne pardonne absolument rien,
– Certainement bien fragile,
– Et tellement mate… Si compliquée à intégrer à une palette existante.

My two cents : 
En fait, j’ai pris mon pied. Une peinture vraiment compliquée mais totalement jouissive. Je me suis senti tout malheureux en voyant que le reste de ma peinture satinée allait mal s’intégrer dessus et que du coup, je n’allais pas pouvoir tester de jolis dégradés avec, comme je l’aurais voulu. par contre, je la déconseille d’ores et déjà totalement aux débutants et à tout ceux qui voudraient peindre vite.

A venir : Je n’ai pas fini de jouer avec, je voudrais la tester en lavis, en glacis et à l’aérographe. Donc, une/des suite(s) de ce test à venir. Peut-être me faudrait-il prendre en compte ce produit décrit commercialement comme « permettant de rendre vos couleurs plus intenses, de saturer, nuancer ou lisser vos dégradés ». Peut-être est-ce le moyen de casser ce coté trop mat qui est parfois bien dur pour le regard ?

Test de Lightbox Studio de chez Green Stuff World.

Salut les petits forgerons frigorifiés,

Ca y est. C’est l’automne. Il pleut, les feuilles tombent et … On n’y voit franchement plus rien, la luminosité est toute moisie.


Heureusement, pour prendre en photo nos petits bonhommes peints avec plein d’amour dedans, Green Stuff World nous propose une petite Light Box toute mignonne et surtout pas bien chère. Je précise tout de suite qu’il n’y aucun lien entre Green Stuff World et la Forge Ludique :  c’est un achat personnel dont je suis content et que je souhaite partager avec vous. En toute fin d’article, vous trouverez aussi quelques conseils d’utilisation.

Commençons donc, par cette Light Box. A quoi faut-il s’attendre en la commandant ?

Le packaging, basique, est le suivant :

Dedans, nous trouverons un petit sac de transport assez quelconque mais bien pratique pour tout y stoker (sympa !).

Et dans ce petit sac ?
Des câbles d’alimentation USB pour les LEDs et la boite bien pliée.
Notez que les LEDs possèdent plusieurs modes différents : du réglage de l’intensité lumineuse à divers clignotements dont j’ignore l’utilité . Il y a deux barres de LEDs, l’une pour le devant, l’autre sur l’arrière, leurs intensités lumineuses sont réglables indépendamment. Attention, qui dit 2 câbles USB, dit 2 ports USB ou 2 adaptateurs USB pour le secteur, non fournis pour ces derniers.

Comme indiqué sur le site, la boite vient avec 4 fonds : 2 blancs et 2 gris foncés; deux lisses, façon mousepad, et 2 crénelés. Initialement, j’ai pensé les utiliser comme arrière plan pour mes photos (voir, par exemple, les deux avant-dernières photos de cet article). C’était certainement une erreur. Ils permettent surtout d’attacher ou d’empêcher de glisser un tissu ou une feuille de canson qui serait positionnée en arrière-plan de la figurine photographiée (voir les toutes dernières images de l’article).

La boite seule, toute repliée, bien compacte, peu encombrante.

Déplions. Le plastique est plutôt épais et de meilleur qualité que ce que le prix global me laissait préjuger. Bonne surprise. Il n’est néanmoins pas complètement opaque, donc attention à d’éventuelles lumières parasites.

Gros plan sur les attaches scratchs, elles aussi, bien solides et sur les LEDs (seconde photo).

Et voilà. C’est prêt, montée en 3 mn chrono.

T’es pas beau là-dedans ? Malgré sa faible taille, il y a largement assez d’espace pour quelques figurines de 28mm. On peut largement y placer une escouade de Space Marines, une bande de Frostgrave ou un Gang pour Necromunda.

Une petite conclusion ? 
Regardez l’exemple de la photo suivante (prise en basse résolution, sans pied, sans réglage de l’appareil et des LEDs, et sans vrai fond). Sans aucun travail, la figurine est parfaitement éclairée, bien nette. Donc pour ~ 15 €uros, je suis complètement satisfait. Je vous conseille complètement cet achat.

J’en ai donc fini de me battre pendant des heures avec ma lampe de bureau, en deux minutes, je suis sûr de l’exposition de ma figurine. Cependant, cette Light Box (ou une autre) vous donnera de la lumière mais uniquement de la lumière. Elle ne prend pas les photos pour vous. Votre figurine sera donc correctement éclairée mais c’est ensuite à vous de régler votre appareil comme il faut et d’apporter une mise en scène ou un fond qui vous conviendra. Si ce point vous intéresse, vous pouvez poursuivre la lecture de ce billet à vos risques et périls ;).

Vous êtes encore là ? Vraiment ? Bien,  parlons donc un peu photographie pour terminer. Voici deux photos récentes obtenues avec cette Light Box.



Pour obtenir un résultat similaire à ces photos, vous pouvez vous inspirer du petit guide que je vous propose ci-dessous. Notez que je n’y connais presque rien et que si vous avez un photographe professionnel dans votre entourage, il sera certainement de meilleur conseil. A défaut,  peut-être que ces quelques indications peuvent vous aider.

  1. Si vous disposez d’un petit trépied, utilisez le. Sinon, calez bien l’appareil, et à la bonne hauteur, pour qu’il ne bouge pas au moment de la photo.
  2. Trouvez un fond pour l’arrière plan de votre figurine. La couleur choisie aura bien entendu une influence sur le rendu final. Pour ma part et pour ne pas me compliquer la vie, j’ai choisi un fond gris, neutre, c’est une feuille de Canson découpée. Un fond bleu, par exemple, pourra réchauffer les couleurs de votre figurine par contraste et donnera aussi de jolis résultats. Je vous déconseille par contre un fond blanc pour débuter, il est compliqué d’y gérer l’exposition. On risque de « cramer » l’image en fonction du temps de pose.
  3. Réglez les Iso à une valeur basse, la boite est parfaitement éclairée donc moins de 200 Iso : 80 ou 100 me semblent de bons chiffres.
  4. Choisissez une ouverture. Vous allez prendre votre photo de près donc tout sera plutôt net mais choisissez néanmoins quelque chose entre f/8 et f/16. Plus le chiffre est petit (diviseur grand) et plus vous gagnez en netteté. Attention, néanmoins, aller au maximum des capacités de votre appareil n’est pas toujours un bon calcul et la qualité des couleurs peut être dégradée. A vous de tester.
  5. Vous pouvez mettre l’autofocus en mode macro et désactivez le flash si vous en avez un. Vous pouvez aussi éteindre toute lumière dans la pièce qui se superposerait à l’éclairage de la Box.
  6. Positionnez votre appareil photo entre 20 et 30 cm de la figurine et réglez la vitesse d’ouverture. Votre appareil devrait vous donner automatiquement, via son affichage, si la vitesse choisie est correcte : elle doit permettre de faire entrer la lumière raisonnablement (photo ni trop claire, ni trop sombre). Dans tous les cas, plus vous allez baisser l’ouverture pour gagner en netteté, plus vous devrez compenser par une pose longue, ceci pour faire entrer assez de lumière et donc disposer d’un pied. Avec une ouverture d’f/16 ou plus, selon éclairage, la pose peut dépasser la seconde. Si cette étape est trop complexe, dans un premier temps, laissez faire l’appareil en automatique.
  7. Nous y sommes presque, il vous faut maintenant régler la balance des blancs, étape très très importante pour le respect des couleurs. Pour ce faire, placez une feuille de papier blanche dans la boite et utilisez le bouton associé sur l’appareil souvent noté WB. C’est assez simple, l’appareil recalibre alors les couleurs pour ses prochaines prises en analysant ce qui est réellement blanc (ici la feuille). Si vous êtes doués en manipulation d’images (GIMP, Photoshop, etc), en mode RAW, il est aussi complètement possible de reprendre la balance des blancs après prise.
  8. Placez la figurine au centre de la boite. Faites en sorte qu’elle soit éclairée comme vous le souhaitez. Dans tous les cas, difficile d’être mal éclairée avec une Light Box.
  9. Aidez votre Autofocus en le réglant/pointant bien sur la figurine à photographier, positionnez votre retardateur sur 2 secondes. Cela évite les tremblement de l’appareil quand vous le déclenchez. Et surtout, ne zoomez jamais ! Vraiment 🙂 ! Jamais ! Vous recadrerez toujours la photo par informatique.
  10. Wahhhouuu !!! Trop belle ma photo !!!
  11. Ce n’est pas encore ça ? Un petit passage par une petite retouche via logiciel peut vous aider. Notez par exemple, une différence flagrante sur les deux photos ci-dessus, l’une a reçu un effet vignette excessivement marqué qui permet de focaliser le regard sur la figurine au centre de la photo.

Voilà, c’est tout pour moi, en vous souhaitant de bien vous amuser avec vos appareils photos et vos pinceaux. Peindez bien les amis.

Test de la peinture Citadel Air (Partie 2/2) – Quelques désillusions et mes conclusions.

Nous retrouvons Eric_ dans ses tests en peinture!

Le premier article est toujours accessible : Test de la peinture Citadel Air (Partie 1/2) – premières analyses et sous-couche façon rouille

 

par Eric_

Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-dessous la suite de mes expériences avec la peinture « Citadel Air », toujours grâce à GuillaumeD : un très gros merci à lui.

Comme pour la première partie, les commentaires ci-dessous n’engagent que moi et sont fondés uniquement sur mon ressenti personnel, tout est contestable. Chacun pourrait avoir une expérience différente dans son usage et avec sa propre façon de faire. Une nouvelle fois, aucun animal n’a été sacrifié à un quelconque dieu du chaos durant cette étude.

Pour rappel, nous venions de terminer une sous-couche rouille et nous en étions là.

Les portes traitées à la Citadel Air sont celles de gauche (on y voit d’ailleurs les petits pâtés orange que j’avais soulignés durant la première partie de ce test). Sur les trois portes de droite , il y a de la banale PA Classic. Comme nous l’évoquions les différences ne sont pas visuellement flagrantes malgré un éclairage soutenu sous ma lampe de peinture.

Pour la suite, je vais commencer par utiliser ce produit que je passerai sur le haut des portes en deux couches fines à l’aérographe.

Une fois cette double couche sèche, je comparerai l’usage d’une peinture grise PA Classic dont je me sers tout le temps (gris basalte ?) et la Citadel Air Downstone. Nous travaillerons toujours à l’aérographe.

Voilà ce qu’on obtient en passant le gris basalte (première photo), puis en utilisant un pinceau mouillé et en grattant un peu avec un pinceau humide ou du sopalin ou une brosse à dents. Nous sommes toujours bien entendu dans une couche préparatoire (seconde photo).

Maintenant, le gris Downstone.

Alors là, manifestement, j’ai un souci majeur. comme vous le voyez la peinture adhère très mal et se pulvérise en collection de petits pâtés moches. Un peu plus tard un vert (dont j’ai oublié le nom) me donnera un résultat similaire. Pour compléter le test, j’ai essayé de faire varier la pression, j’ai changé mon diluant pour du vrai diluant PA Aéro, j’ai secoué et re-secoué le pot, j’ai changé ma dilution… Rien à faire, je n’ai pas réussi à obtenir un résultat « normal ». j’ai de gros doutes à ce moment là, en me demandant si je ne dois pas sortir le glanzer. Heureusement, comme je le disais nous sommes encore sur une couche préparatoire et, à ce stade, tout se récupère assez facilement.

Je décide donc de continuer par la phase de grattage. C’est assez peu concluant et assez grossier comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Continuons. Nos portes manquant de contraste, sortons les gros pinceaux baveux et jouons maintenant avec un peu de orange.

La citadel Air nous donnera une couleur très flashy et finalement assez agréable à cette échelle.

La PA Air Oxyde de rouille (premier pot sur la photo plus haut) est plus subtile, plus réaliste mais au final il n’est pas certain que ce soit mieux visuellement à cette échelle.

Nous allons reprendre un peu les arrêtes pour gagner en lisibilité. Je compare là de la PA Ivoire à …. Zut pas de couleur équivalente, celle là manque vraiment dans le package ! Donc je mélangerai pour la Citadel Air un blanc pur avec du Ushabti Bones (Ces noms de peinture… Pffttt !!! ). Ce sera très peu concluant. Deuxième désillusion : le pouvoir couvrant est franchement mauvais. Il me faudra de nombreux passage de cette seconde couleur pour pouvoir vous montrer la photo qui suit. Honnêtement, j’ai ensuite laissé tombé son usage, je ne peux pas y passer des mois juste pour reprendre des arêtes. (La Citadel Air à gauche, PA Ivoire à droite).

Vous remarquerez de plus que coté Citadel Air (donc à gauche), nous avons une espèce d’effet patine, la peinture n’est pas vraiment régulière et donne une espèce d’effet poussiéreux, un peu comme un dry-brush (alors que ce n’en est pas un).

Et ensuite, on continue, en particulier en ombrant sous certaines arêtes au noir pur, par exemple, pour augmenter la lisibilité/les contrastes.

Ensuite, je travaillerai les détails (mais en les gardant assez discrets -ie peinture transparente : cranes, tuyaux, clavier, etc…), j’ajouterai un peu de peinture métallique cuivrée, des posters un peu brûlés, retravaillerai l’OSL plus sérieusement, etc. Et ce sera ok. Il ne faut pas non plus que les décors prennent le pas visuellement sur les figurines. Je vous proposerais donc bientôt une photo avec toutes les portes finalisées mais j’ai arrêté là mes tests de la Citadel Air.

 

Je reprends mes conclusions (qui seront donc les finales et nuancées) :

Pros :
– Couleurs vives, contrastées sans pour autant être irréalistes.
– Réelle profondeur, bien couvrante, agréable à passer au moins pour les rouges, les oranges et les marrons.
– Jolie palette, choix des couleurs mais absence d’un blanc cassé/ivoire/crème ?

Cons :
– Est-ce de la peinture pour aéro : dilution ? fluidité ? Pas plus facile à passer dans l’aéro que n’importe quelle peinture pinceau.
– Le conditionnement : toujours ces horribles pots à séchage rapide, pas de pipette intégrée : pas de versement direct dans l’aérographe.
– Des noms de couleurs à coucher dehors, franchement, je n’aime pas.
– De sérieux soucis sur certains pots (gris, blanc, bones, vert). Est-ce le cas sur toutes les couleurs claires ?
– Sur certaines peinture des pâtés étranges, voire une pulvérisation vraiment affreuse (couleurs claires ?).
– Au pinceau, des blancs poussiéreux ?
– Faut-il un diluant spécial GW pour bien les utiliser ?

My two cents :
Que vous dire pour conclure cette expérience ? Je ne suis pas acheteur. Je n’aime vraiment pas le conditionnement encore moins les noms des couleurs. De plus, il y a des pots qui posent vraiment problèmes (au moins avec ma manière de faire). J’ai de fortes suspicions sur toutes les couleurs claires. J’ai, par contre, adoré les marrons et les rouges qui eux se sont bien comportés et ont donné de très jolis résultat, très riches (je suis un grand fan des marrons orangés). Au final, ma vieille PA Classic, qui n’est pas une peinture aérographe, s’approche tellement des résultats de la Citadel Air que l’investissement ne fait pas sens [u]pour moi.[/u] Aussi, je conseillerais cette peinture surtout (voire uniquement) aux personnes qui peignent uniquement à la Citadel et qui voudrait retrouver des tons similaires à l’aérographe sans faire de recherches dans d’autres marques (achetez aussi leur diluant maison, on ne sait jamais).

Voili, voilou, « peindez » bien les amis et rappelez-vous que ce que j’ai expérimenté là n’est peut être pas ce que vous ressentiriez de votre coté si vous faisiez les mêmes tests. C’est aussi critiquable que personnel.

Test de la peinture Citadel Air (Partie 1/2) – premières analyses et sous-couche façon rouille

par Eric_

Bonjour à tous,

Aujourd’hui et grâce à GuillaumeD, je teste la peinture Citadel Aéro en vue d’un potentiel achat. Tout d’abord un très très très gros merci à lui pour le prêt (J’ai bien fait attention : pas de consommation excessive, tu ne devrais voir aucun changement dans tes pots).

Avant de commencer, je n’ai aucun a priori avant ce test si ce n’est pour le packaging des pots eux-mêmes qui m’a fait déserter la gamme Citadel depuis bien 15 ans. Les commentaires ci-dessous n’engagent que moi et sont fondés uniquement sur mon ressenti personnel (il n’y a rien de bien scientifique là dedans, tout est contestable). Bien entendu, aucun animal n’a été sacrifié durant cette expérience et Citadel ne me sponsorisant pas encore, je dis qu’est ce que je veux.

Commençons tout de suite : la boite testée est celle-ci :


Premières remarques :

  • un petit effet nostalgie, le packaging (le démon de la boite) n’est pas sans me rappeler ma toute première boite de peinture Citadel.
  •  Couleurs très plaisantes à l’œil : un coté fantasy mais qui conserve un certain réalisme (contrairement, pour moi, à la PA Games qui est trop « irréaliste » quand je l’utilise : trop colorée, trop flashy).
  • les couleurs sont très bien choisies, rien d’inutile qui tendrait à nous faire acheter des compléments et à ne pas utiliser tous les pots. Pour ma part et sans les avoir essayées ces quelques couleurs m’ont attiré l’œil (en particulier l’Elysian green – ma balance des couleurs n’est pas juste, il tend vers une sorte de vert pomme saturé).

Ouvrons un pot :


De manière assez surprenante pour qui connait un peu la PA AIR, la citadel AIR n’est que peu liquide. Assez épaisse, au final, je serai amené à la diluer autant que ma PA Classic pour l’utiliser dans l’aéro (Buse 0.15, pression atm + 1 bar). Bref, en premier lieu, je n’ai pas l’impression d’avoir en main une gamme dédiée à un usage aérographe.
Je vous mets ci dessous une photo d’illustration assez intéressante, la première peinture est de la PA classic diluée, la seconde est Citadel Air diluée, la dernière est de la PA Air non diluée.

C’était sans doute plus visible en vrai mais il faut voir cela :

  • La PA Classic diluée reste très mate, très peu saturée avec un pouvoir couvrant réduit. C’est assez normal au final, c’est déjà une peinture qui a ces caractéristiques au pinceau; à l’aéro, elles ne font que se confirmer. Son utilisation peut malgré tout faire sens, on se retrouve avec des couleurs très réalistes et avec un grand contrôle : il faut plusieurs couches pour la faire ressortir, ça laisse une marge de contrôle lors de la peinture.
  • La Citadel Air est nettement plus couvrante et pigmentée, un seul passage suffit, les couleurs sont chatoyantes sans être dérangeantes. La peinture n’est pas du tout « transparente » comme peut être une PA Air. On dirait vraiment une peinture pour pinceaux dont on aurait augmenté « juste » la pigmentation sans jouer sur la fluidité.
  • La PA AIR est encore bien plus pigmentée mais plus dans des couleurs réalistes. Elle est aussi beaucoup plus liquide et donc s’applique avec bonheur en lavis.

Bon Eric_, c’est super tes théories douteuses mais tu peints un truc avec pour voir ?

Alors oui, nous allons tester une première sous-couche façon rouille sur des portes Necromunda. Nous sommes donc sur du plastique que j’ai sous couché à la PA polyuréthane noire (et à l’aérographe). Je pars sur du noir pour rester sur une couleur sombre au final (c’est Necromunda, pas le pays des bisounours chevaucheurs de licornes).

Je vais comparer ces deux choix :

Il n’est pas bien difficile de voir que l’une des gammes est plus contrastée que l’autre. Évidemment je n’ai pas de correspondance directe de couleurs mais je cherche plus à comparer une qualité, un contraste, une pigmentation, une facilité d’usage que des couleurs unitairement.
Je commence d’ailleurs par un marron foncé déjà bien différent hors pot (Citadel Air à gauche (magnifique marron orange) et PA Classic à droite).

A noter que je dilue avec un mélange 50/50 d’eau distillé et de lave-vitre et non un produit spécialisé. Ceci dans un pot de Pesto, c’est important pour le goût (je déconne, n’en mangez surtout pas !).

 

Après un tout premier passage de ces couleurs on obtient cette comparaison (PA Classic à gauche et Citadel Air à droite).
Ce marron orangé Citadel Air est de toute beauté et pas du tout de la couleur que je pensais obtenir en regardant le pot (voir quelques photos plus haut, c’est celui de gauche : Mournfang Brown – GW devrait arrêter avec ses noms tordus). La couleur imprimée sur l’emballage est encore plus fausse d’ailleurs. Peu importe, il est très beau et on voit bien sur cette photo la différence de rendu.

J’ai remarqué par contre quelques désagréments : des projections de « paquets » avec la citadel Air (peut-être de ma faute ? Mauvaise dilution ? Mauvaise pression ? Mauvaise réaction au diluant ? Pas assez secouée ?). Bon, pour mon effet rouille en sous-couche, c’est sans importance à ce stade.

Je vous passe les quelques couches suivantes qui n’apportent pas grands chose de plus à cet essai mais j’ai passé dans cet ordre et de manière anarchique sur la couche de base noire : du marron foncé, un rouge, un ocre et un orange.

Au final voici ma sous-couche terminée avec la citadelle AIR sur les deux portes de gauche.

Après séchage, curieusement, je ne trouve pas, sous lampe, le résultat très différent malgré des peintures citadel Air qui sont magnifiques en sortie de pot, bien loin devant la PA Classic. Je m’attendais à la voir exploser en couleurs et en saturation face à la PA Classic, ce n’est pas si net. J’ai une profondeur plus importante sur la partie traitée à la Citadel AIR mais je pense qu’elle est due surtout à la pigmentation du rouge utilisé « Mephiston Red », plus rouge et pigmenté que la polyuréthane marron-rouge. Le Coté Citadel Air est tout de même plus riche mais cette supériorité était facile à obtenir face à de la PA Classic naturellement peu saturée. Mais j’ai encore de petits pâtés curieux sur mon rendu final coté gauche à la Citadel Air.

Une première conclusion :
Pros :
– couleurs vives, contrastées sans pour autant être irréalistes.
– Réelle profondeur, bien couvrante, agréable à passer.
– Jolie palette, choix des couleurs.
– Qualité indéniable.

Cons :

– Est-ce de la peinture pour aéro : dilution ? fluidité ? Pas plus facile à passer dans l’aéro que n’importe quelle peinture pinceau.
– quelques pâtés étranges.
– Probablement aucun usage possible en lavis.
– Le conditionnement, toujours ces horribles pots à séchage rapide.

Edit: en fait, sous éclairage standard, je ne serais pas capable de différencier les portes si je les mélangeais. Il faut vraiment un grande quantité de lumière pour apprécier les différences de profondeur des couleurs. c’est très étonnant : en sortie de pot la Citadel est magnifique mais, une fois sèche, elle perd de sa luminosité tandis que la PA classic en sortie de pot semble porter déjà la couleur qu’elle aura une fois sèche.

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