Test de la peinture Citadel Air (Partie 2/2) – Quelques désillusions et mes conclusions.

Nous retrouvons Eric_ dans ses tests en peinture!

Le premier article est toujours accessible : Test de la peinture Citadel Air (Partie 1/2) – premières analyses et sous-couche façon rouille

 

par Eric_

Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-dessous la suite de mes expériences avec la peinture « Citadel Air », toujours grâce à GuillaumeD : un très gros merci à lui.

Comme pour la première partie, les commentaires ci-dessous n’engagent que moi et sont fondés uniquement sur mon ressenti personnel, tout est contestable. Chacun pourrait avoir une expérience différente dans son usage et avec sa propre façon de faire. Une nouvelle fois, aucun animal n’a été sacrifié à un quelconque dieu du chaos durant cette étude.

Pour rappel, nous venions de terminer une sous-couche rouille et nous en étions là.

Les portes traitées à la Citadel Air sont celles de gauche (on y voit d’ailleurs les petits pâtés orange que j’avais soulignés durant la première partie de ce test). Sur les trois portes de droite , il y a de la banale PA Classic. Comme nous l’évoquions les différences ne sont pas visuellement flagrantes malgré un éclairage soutenu sous ma lampe de peinture.

Pour la suite, je vais commencer par utiliser ce produit que je passerai sur le haut des portes en deux couches fines à l’aérographe.

Une fois cette double couche sèche, je comparerai l’usage d’une peinture grise PA Classic dont je me sers tout le temps (gris basalte ?) et la Citadel Air Downstone. Nous travaillerons toujours à l’aérographe.

Voilà ce qu’on obtient en passant le gris basalte (première photo), puis en utilisant un pinceau mouillé et en grattant un peu avec un pinceau humide ou du sopalin ou une brosse à dents. Nous sommes toujours bien entendu dans une couche préparatoire (seconde photo).

Maintenant, le gris Downstone.

Alors là, manifestement, j’ai un souci majeur. comme vous le voyez la peinture adhère très mal et se pulvérise en collection de petits pâtés moches. Un peu plus tard un vert (dont j’ai oublié le nom) me donnera un résultat similaire. Pour compléter le test, j’ai essayé de faire varier la pression, j’ai changé mon diluant pour du vrai diluant PA Aéro, j’ai secoué et re-secoué le pot, j’ai changé ma dilution… Rien à faire, je n’ai pas réussi à obtenir un résultat « normal ». j’ai de gros doutes à ce moment là, en me demandant si je ne dois pas sortir le glanzer. Heureusement, comme je le disais nous sommes encore sur une couche préparatoire et, à ce stade, tout se récupère assez facilement.

Je décide donc de continuer par la phase de grattage. C’est assez peu concluant et assez grossier comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Continuons. Nos portes manquant de contraste, sortons les gros pinceaux baveux et jouons maintenant avec un peu de orange.

La citadel Air nous donnera une couleur très flashy et finalement assez agréable à cette échelle.

La PA Air Oxyde de rouille (premier pot sur la photo plus haut) est plus subtile, plus réaliste mais au final il n’est pas certain que ce soit mieux visuellement à cette échelle.

Nous allons reprendre un peu les arrêtes pour gagner en lisibilité. Je compare là de la PA Ivoire à …. Zut pas de couleur équivalente, celle là manque vraiment dans le package ! Donc je mélangerai pour la Citadel Air un blanc pur avec du Ushabti Bones (Ces noms de peinture… Pffttt !!! ). Ce sera très peu concluant. Deuxième désillusion : le pouvoir couvrant est franchement mauvais. Il me faudra de nombreux passage de cette seconde couleur pour pouvoir vous montrer la photo qui suit. Honnêtement, j’ai ensuite laissé tombé son usage, je ne peux pas y passer des mois juste pour reprendre des arêtes. (La Citadel Air à gauche, PA Ivoire à droite).

Vous remarquerez de plus que coté Citadel Air (donc à gauche), nous avons une espèce d’effet patine, la peinture n’est pas vraiment régulière et donne une espèce d’effet poussiéreux, un peu comme un dry-brush (alors que ce n’en est pas un).

Et ensuite, on continue, en particulier en ombrant sous certaines arêtes au noir pur, par exemple, pour augmenter la lisibilité/les contrastes.

Ensuite, je travaillerai les détails (mais en les gardant assez discrets -ie peinture transparente : cranes, tuyaux, clavier, etc…), j’ajouterai un peu de peinture métallique cuivrée, des posters un peu brûlés, retravaillerai l’OSL plus sérieusement, etc. Et ce sera ok. Il ne faut pas non plus que les décors prennent le pas visuellement sur les figurines. Je vous proposerais donc bientôt une photo avec toutes les portes finalisées mais j’ai arrêté là mes tests de la Citadel Air.

 

Je reprends mes conclusions (qui seront donc les finales et nuancées) :

Pros :
– Couleurs vives, contrastées sans pour autant être irréalistes.
– Réelle profondeur, bien couvrante, agréable à passer au moins pour les rouges, les oranges et les marrons.
– Jolie palette, choix des couleurs mais absence d’un blanc cassé/ivoire/crème ?

Cons :
– Est-ce de la peinture pour aéro : dilution ? fluidité ? Pas plus facile à passer dans l’aéro que n’importe quelle peinture pinceau.
– Le conditionnement : toujours ces horribles pots à séchage rapide, pas de pipette intégrée : pas de versement direct dans l’aérographe.
– Des noms de couleurs à coucher dehors, franchement, je n’aime pas.
– De sérieux soucis sur certains pots (gris, blanc, bones, vert). Est-ce le cas sur toutes les couleurs claires ?
– Sur certaines peinture des pâtés étranges, voire une pulvérisation vraiment affreuse (couleurs claires ?).
– Au pinceau, des blancs poussiéreux ?
– Faut-il un diluant spécial GW pour bien les utiliser ?

My two cents :
Que vous dire pour conclure cette expérience ? Je ne suis pas acheteur. Je n’aime vraiment pas le conditionnement encore moins les noms des couleurs. De plus, il y a des pots qui posent vraiment problèmes (au moins avec ma manière de faire). J’ai de fortes suspicions sur toutes les couleurs claires. J’ai, par contre, adoré les marrons et les rouges qui eux se sont bien comportés et ont donné de très jolis résultat, très riches (je suis un grand fan des marrons orangés). Au final, ma vieille PA Classic, qui n’est pas une peinture aérographe, s’approche tellement des résultats de la Citadel Air que l’investissement ne fait pas sens [u]pour moi.[/u] Aussi, je conseillerais cette peinture surtout (voire uniquement) aux personnes qui peignent uniquement à la Citadel et qui voudrait retrouver des tons similaires à l’aérographe sans faire de recherches dans d’autres marques (achetez aussi leur diluant maison, on ne sait jamais).

Voili, voilou, « peindez » bien les amis et rappelez-vous que ce que j’ai expérimenté là n’est peut être pas ce que vous ressentiriez de votre coté si vous faisiez les mêmes tests. C’est aussi critiquable que personnel.